Bilan 2016 et suite… 2017

On l’a dit, mais il faut le re-préciser, l’organisation de Votez la soupe est artisanale, malgré son caractère international. Tout n’est donc pas parfait et les ajustements à apporter portent autant sur le fond que sur la forme.

Pour autant, la version 2016 a bénéficié de nombreuses énergies nouvelles, qui ont considérablement enrichi le mouvement. Il s’agit donc de les pérenniser, et c’est entre autre, notre travail actuel.

Le reportage réalisé sur Fontaine démontre qu’en partant de rien, Votez la soupe peut localement devenir une magnifique convergence de talents et d’humanité. Nous avons essuyé tous les pots cassés d’une création, et c’est tant mieux car d’autres points de coordination peuvent maintenant se déployer à l’appui de ces cinq années d’expériences.

D’ailleurs 2016 est de ce point de vue, une année totalement pivot. Vélina Chakarova à Pléven en Bulgarie à révélé qu’en quelques mois, une ville toute entière peut se mettre en mouvement. Dans quelles conditions ? Avec quelle prise en compte des différences culturelles et sociales? Tout cela est à formuler, certes, mais il apparaît également indispensable d’en extraire ce qui demain peut être un outil d’essaimage plus élaboré.

La précarité financière du mouvement reste un point sensible, et il nous faut y apporter des solutions. De même qu’il s’agit de mieux nous structurer de façon à libérer les organisateurs d’une somme de tâches trop importante pour être encore compatible avec le bénévolat. C’est une fragilité, et nous en sommes bien conscients. Il y a de l’exercice de style dans l’air.

La communication, elle aussi artisanale, a pourtant été abordée avec un certain sérieux. De fait nous pouvons nous satisfaire de la mobilisation des médias locaux et certains nationaux,  mais il nous faut déployer des moyens plus « mondiaux ».

Bref, il y a du travail sur la planche, et cette planche est savonneuse. C’est peut être le meilleur résumé que nous puissions faire d’un bilan qui demande à être étoffé.  Aussi, en guise de toute première conclusion de cette épopée 2016, nous rebondissons immédiatement sur la version 2017. Déjà des pistes, des idées, du monde, c’est encourageant, mais aussi des embûches à éviter, des moyens à trouver, des formules à affiner, et le tout en préservant cet axe essentiel à notre travail : la paix est un cheminement. Dans la pratique on voit bien que c’est aussi très casse-gueule, et on invite tous les volontaires de tous bords à nous rejoindre dans cette exploration.