22/01/2016 mondialiser la paix, et donc…

Vendredi 22 janvier : et on y croit, petits moyens ridicules, ensemble d’énergies combinées. Tout est possible. Ici sur l’Isère, nombre de choses peuvent encore être faites. Passer au resto d’à côté, parler de soupe et de paix pour le 29 janvier. Si nous étions 100 à bouger, il en aurait 50 de plus par jour.  Ce n’est pas de faire une soupe qui est compliqué, c’est d’aller vers l’autre.
En Bulgarie, même le rotary club s’y met. La paix concerne tout le monde, bien au delà de nos clivages habituels. Certains pensent qu’il y a urgence. On n’arrive plus à voir l’avenir, on est inquiets pour les gosses. Il faut faire gaffe, c’est une poudrière. On perçoit aussi les effets ricochets des politiques sécuritaires, la peur, l’obéissance aveugle, la résignation. Il y a du replis dans l’air, personne n’ose plus rien. On commente, on s’épuise sans n’avoir encore rien fait.
Nous nous heurtons au consummérisme ambiant qui modèle consciences, et inconscients, et fait de nos corps et valeurs de simples marchandises à mieux packager. On pense aux enjeux territoriaux, à l’exil, à Davos, La France attire les investisseurs, c’est super. Notre industrie de la guerre se porte à merveille, cocorico. La traçabilité des balles et des drones n’est pas à l’ordre du jour, tant pis. Les chinois pensent qu’ils ont un max de pognon à se faire, parce qu’on est rivés à nos smartphones. Pas cons les chinois. Vinci immobilier gèle une partie du parc de logements pour préserver les cours à la hausse. L’impôt compense, certains élus se tordent le chignon à trouver des solutions, mais n’infligent pas aux spéculateurs la fessée cul nu qu’il méritent. Alors en France on meurt de froid sur un parking, seul et honteux. Du coup ya enquête, ben voyons. Bénéfices privés sur le dos du public, c’est un modèle, mais c’est pas avec ça que l’humanité va regagner en dignité.
Mondialisons le respect, le droit à la vie, la fiscalité, l’intéret d’abord publique de l’alimentaire et du pharmaceutique. On entend des appels insensés à la révolution, poindre les condamnations, derrière, arriver la guillotine. Au jeu des échecs on détruit l’adversaire, au jeu de go on assimile ses qualités. La paix est une conquête, mais sa stratégie  ne peut pas passer par la force, user du marketing, violer les esprits, tuer en son nom.
Pour autant les attentes vont aux leaders et aux porte-paroles, aux idées pré-machées. Ya un créneau, et les opportunistes le comprennent, ont des moyens, prennent de l’avance. La paix a le vent en poupe. Ils vont nous faire comme avec le bio, et nous vendre du bicarbonate périssable. On garde le même système?
Le chemin est étroit, certains sentiers sont à tracer. Il nous faut des explorateurs.
Joker Pax : on va trouver. Dans le calme et la collaboration, il faut un cessez le feu.
Commencer par soi-même, ne pas attendre que d’autres en décident, n’autoriser personne à s’ingérer dans nos consciences. Et puis il y a aussi l’action, et là forcément on influe sur les choses, et on s’impose plus ou moins des limites éthiques. Il y a sujet à débat. et il y a aussi urgence à agir.  Certain(es) d’entre nous ne se sont jamais reconnu(es) sous la moindre bannière, et c’est rassurant.
Pourtant dans une semaine nous serons des milliers à dresser les drapeaux blancs pour la paix et partager la soupe. On peut y associer qu’il y aura des milliers de fils qui nous relient et des millions d’inter connections.
Est ce que ça va compter?
– oui sur le fond, on sème, ça va pousser.
– tout de suite non parce que le mouvement est insuffisant, et le pouvoir est aux mains des incendiaires. Il faudra une suite à Votez la Soupe.
– peut être, quand même, parce que la providence nous a offert Joker Pax, un ange sans parole ni sacré, mais déjà au boulot.