retour des détours

Le monde est petit k’on dit.

Me voilà rentré à la maison, celle-là même qui est aussi l’Albenc Beach, cuisine, point d’ancrage des projets, mais aussi source dont on ne sait trop quoi, sinon d’un point de vues.

Seul, et c’est normal, normalisé. les heures de déchargement s’enchaînent, les jours de plonge, se posent inévitablement les questions de fond dont celle qui me tarabuste : la Serre à Orgueil sans moi? Et puis le temps d’un recul : tout ça est éphémère. la pérennité n’a aucun sens, car nous avons déjà gagné.

Chaque instant par lequel nous avons prouvé que nos convictions ne sont pas des mots en l’air, chaque tolérance, chaque résistance, chacune des nano actions que nous avons ajouté, enchaîné, les unes aux autres pour nous dépasser, et affirmer que ce faisant, nous refusions la servitude, tout ça est déjà gagné. Bien sûr nombre de corrections peuvent être opérées, par qui comment, et peut-être même pourquoi? Nous sommes nous faits abusé(es)? en Comparaison, non. Mais à y réfléchir?

Là, la fatigue, alors ça peut s’arrêter? Pas seulement la fatigue car c’est d’épuisement qu’il s’agit, et peut être aussi des limites de l’engagement. Donc la question est légitime.

ça reste une question, un doute, s’il y a point, c’est qu’il y a pied.

Parfois lâcher, tout lâcher…