Votez la soupe 27 et 28 janvier 2017

Passons sur la liste des incertitudes, et revenons à l’essentiel : Votez la Soupe s’inscrit dans une volonté pacifiste, et sa justification colle crescendo à l’actualité. Cette actualité nationale et mondiale n’est pas seulement politico financière, entraînant moult décisions belliqueuses à l’égard de nos voisins humains, et autres vivants animaux et végétaux. Elle est aussi intime, car à en juger d’après les témoignages recueillis, et nos parcours respectifs de ces derniers mois, nous sommes, chacune, chacun, en plein doutes :

Que vaut, en effet,  une micro-action face à un tel déferlement d’attaques et contre-attaques militaires, policières, légitimes ou terroristes? Certes, pas grand chose. Nous sommes impuissant(e)s. Avec la guerre, désormais visible en nos murs, la peur s’installe et brouille nos jugements, alimente les replis, justifie les meurtres et ouvre la voie aux tyrannies à venir. Nous nous savons nombreu(ses) à pouvoir basculer à notre tour dans la haine et la violence, la vengeance, le totalitarisme, au moindre coup de sifflet. Et, en ces périodes électorales, les sifflets de paix se font bien discrets. Alors faisons le dos rond? Votez la soupe prétend qu’on n’y est pas condamnés, mais à l’échelle où cela se situe, c’est juste symbolique et utopique. Pas inutile pour autant, nous dit-on. Et bien, c’est aussi notre conviction que d’inviter à être utile.

Et que vaut un pas intime vers la paix, un éclairage, un partage, une solidarité, une tolérance, un accueil?  Oser penser que c’est important, alors qu’on sait très bien que ça ne va pas changer la face du monde, c’est ramener la question de paix à soi, (tenter d’être en paix avec soi-même) et à ce que cela peut avoir comme incidences sur soi, et notre entourage plus encore. À ce propos, nous sommes quelques-un(e)s à nous sentir citoyen(ne)s du monde, ou partie inconditionnelle de l’humanité. D’autres élargissent leur point de vue à l’ensemble du vivant. D’autres voient plutôt midi à leur porte, et n’en perdent pas pour autant le sens de l’accueil et du partage.  La « zone territoriale de paix » est donc elle aussi assez floue, voire sujette à controverses quant à ses frontières bien pratiques. Aussi restons-en à une échelle incontestablement accessible : soi-même et ce qu’on en vit.
Par ailleurs l’intention de paix, n’est pas constante. Certain(e)s y parviennent régulièrement ou seulement parfois, alors que d’autres tâtonnent, et d’autres encore sont justes curieux de ce qui serait alors une sorte de voyage organisé. Peu importe : à la lumière de ce que nous avons vécu depuis 2012, nous avons la certitude que si nous essayons un peu, ensemble, en même temps, et dans différents points du globe, et bien cela laisse en chacun(e) la sensation qu’une voie collective et universelle reste ouverte. Bien sûr, nous ne sommes pas seul(e)s à nous y essayer, mais c’est notre manière à nous de contribuer, et l’on vous y invite.

Les 27 et 28 janvier prochains, Votez la soupe 2017 revient donc à ses origines : L’invitation à prendre des initiatives. Comme d’habitude, nous serions ravi(e)s d’en être informé(e)s.
Et, afin d’alimenter la soupière, voici un peu de matière :