Votez la soupe ensemble partout et quelque part

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Les documents téléchargeables :

Votez la Soupe existe depuis 2012, avec pour vocation de diffuser une invitation au partage et à la fraternité « ensemble, partout ». Parti de l’Albenc (France), le mouvement s’est spontanément diffusé dans d’autres départements, régions, pays. Dès la première année, les textes ont été traduits en plusieurs langues. La caractéristique de Votez la Soupe, c’est le total bénévolat de son organisation, et sa non allégeance à quelque intérêt politique, religieux, ou commercial. Dès la première année, nous avons conçu la chose comme un événement international, avec un point de coordination en France, et une commune d’accueil : Fontaine.

Bien sûr, Votez la Soupe mériterait plus de moyens, et sûrement un travail de fond étalé sur l’année, mais nous avons vu un danger à chercher des financements publics ou privés qui chercheraient des faire valoir en contre-partie (un logo par exemple). Nous avons vu également une injustice à privilégier ceux qui auraient les moyens de se payer une citation, alors que d’autres se contentent de rester humbles et de partager sans en chercher bénéfice.   Aussi nous nous contentons de croire au mécénat, (celui qui reste anonyme) sans avoir, jusqu’à présent, fait la moindre démarche. Peut-être faut-il passer par cette étape encore cette année? En tous cas, si une action socio-culturelle, doit prétendre à des bénéfices, Votez la Soupe, a réalisé en 4 ans un sacré beau profit social, culturel et artistique. Montrer que lancer un appel à la paix est possible sans argent est là aussi un profit. La paix ne se vend pas.

 

Avec, cette année, un deuxième point de coordination depuis Pleven en Bulgarie, les dynamiques se renforcent et se complètent. Nous y avions pensé, et c’est un succès, de même qu’il nous semble utile que d’autres relais s’organisent par pays, continents, communautés  etc… Le récent témoignage de la dynamique en oeuvre à Pleven, démontre que sans aucun moyen , il est possible de mobiliser tout un tissu local. Nous observons également que d’autres organisations aux sensibilités voisines commencent à se bouger, et cela est très encourageant, car La Serre à Orgueil ne peut être seule à porter un objectif de paix mondiale. (au moins un jour dans l’année partout). Quelle que soit notre détermination, c’est une question d’échelle, nous sommes trop petits et trop peu influants.

2015 peut être vue comme une année pivot. En janvier, le monde entier était informé des attentats contre Charlie Hebdo. Un acte de guerre, parmi des centaines perpétrés tous les jours sur la planète et dont on se soucie si peu. Les attentats de fin d’année, l’état d’urgence, la prise de conscience collective que nos gouvernements sont en guerre, ont renforcé les replis communautaires, alimenté la xénophobie, laissé place à l’intolérance et aux points de vues extrémistes. Il nous est demandé de porter les drapeaux nationalistes, et d’oublier notre universalité. Les cultures s’atrophient et se frontalisent, nos marchands d’armes siègent au sénat, on vote contre, sans idée, sans espoir, et ça marche, comme ça a toujours marché : il suffit de désigner l’autre comme coupable pour que la poudrière explose. Chaque fois c’est pareil, le peuple du monde s’entretue, et cela profite à une minorité au profil toujours identique : des malades du pouvoir qui n’hésitent pas à sacrifier autrui. La guerre c’est le viol, la spoliation, les déportations, les génocides. Ce sont des traumas qui mettent des générations à se taire. A grand renfort de marketing, il nous est suggéré  qu’on n’y peut rien. Certes, ce n’est pas le cul bien calé dans son canapé à déplorer-jubiler devant les massacres à la télé, qu’on va changer quoi que ce soit aux sacrifices annoncés. Mais faire une soupe et la partager, même si ça n’a l’air de rien, c’est à la portée de toutes et tous, et c’est déjà signe qu’on n’est pas passif.  Rien que cela, c’est une réponse. Imaginons que ce peuple du monde se lève massivement pour dire non, alors, nous pourrions exiger la trêve.  Certain(es) voient dans cet acte une dimension laïque, d’autres, spirituelle, pour d’autres encore, c’est comme un devoir, une posture, et peu importe la variété des raisons, car le but est le même : la paix, avec elle, un avenir digne pour les générations futures, et l’égalité de droit à la vie.

Si vous y croyez, c’est le moment de bouger.

Cette année, le 29 janvier 2016, ensemble, partout, nous partageons une soupe universelle, et levons le drapeau blanc.

De 2012 à 2015 : Quelques archives et collections.